Une rencontre avec des calorifugeurs

Chantel Iceton, compagne calorifugeuse(Alberta)

Lorsque Chantel Iceton a pensé qu'il était temps de délaisser le métier de coiffeuse pour opter pour quelque chose de plus physique, elle n'avait pas à chercher plus loin que dans sa propre famille. Depuis prés de 30 ans, son pére exerçait le métier de compagnon calorifugeur. Tirant son inspiration de l'exemple paternel, Chantel s'est inscrite dans un programme d'apprentissage pour devenir elle-même calorifugeuse. « Mon pére m'a aidé à faire mon entrée dans le métier », se souvient-elle. « En fait, nous avons travaillé ensemble sur les premiers projets obtenus auprés du local 110 de l'Association internationale des calorifugeurs et des travailleurs de l'amiante. »

Depuis ce temps, Chantel est la fierté de son pére. Suivant les conseils de Paul Blinzer, son agent de formation au North Alberta Institute of Technology (NAIT), Chantel s'est inscrite au concours Compétences Canada 2005 de l'Alberta. Elle s'est classée deuxiéme dans la catégorie des calorifugeurs, à deux points seulement du gagnant. Âgée aujourd'hui de 22 ans et engagée dans sa deuxiéme année de formation, Chantel poursuit son apprentissage en classe au NAIT. Elle compléte actuellement sa formation pratique aux chantiers d'Industrial Company Module, à Edmonton, en posant des matériaux isolants sur des pipelines et des gazoducs pour Canadian Natural Resources Limited.

Chantel apprécie le côté physique de son travail ainsi que le fait d'apprendre constamment de nouvelles compétences. Mais si on lui demandait quel aspect de son travail ellepréfére, elle répondrait qu'elle aime par-dessus tout rencontrer des gens. Depuis qu'elle a commencé à travailler auprés de son pére, sa famille « élargie » ne cesse de grossir. « Je me sens toujours comme la sœur ou la fille de quelqu'un », ajoute-t-elle. « Les autres calorifugeurs veillent constamment sur vous et n'hésitent pas à vous montrer quelques trucs et astuces du métier. » Bien que Chantel ait sa propre façon de procéder, bientôt elle pourra compter sur d'autres petites sœurs. « J'essais autant que possible de faire la promotion de mon métier dans mon entourage et de rappeler aux gens que ce métier s'adresse également aux femmes. »