Une rencontre avec des calorifugeurs

Chris Melvin, chef contremaître(Nouveau-Brunswick)

L'industrie de l'isolation (chaud/froid) a changé, selon le chef contremaître Chris Melvin de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Âgé de 44 ans, Chris est calorifugeur depuis 16 ans. Durant ce temps, il a vu le métier évolué d'un travail plus physique à une carriére qui exige beaucoup d'habiletés. « L'industrie s'est retrouvée sens dessus dessous », affirme-t-il. « Maintenant c'est beaucoup plus technique. »

Chris explique que l'industrie a subi des changements considérables au cours de la derniére décennie afin d'améliorer la qualité et la performance des produits isolants. Aujourd'hui, les calorifugeurs doivent posséder les compétences et les connaissances pour travailler avec des feuilles de métal afin de les façonner pour qu'elles épousent les formes des surfaces à isoler.

Ce changement n'est qu'un aspect parmi une multitude de changements concernant l'industrie et dont Chris aimerait informer le public, en particulier ceux et celles qui envisagent une carriére dans les métiers spécialisés.Lorsque Chris a fait ses premiers pas dans cette industrie au début des années 90, il était simplement à la recherche d'un emploi. Il avait fait quelques métiers avant, mais ne connaissait pas grand-chose à l'isolation (chaud/froid). Il a commencé dans ce métier par hasard, dit-il, lorsqu'un copain a mentionné que ce métier avait besoin de bons ouvriers. Chris s'est inscrit à un programme d'apprentissage et, dés sa premiére journée de travail, il sut qu'il avait trouvé sa profession. « J'ai réalisé que le salaire était bien[… que] l'expérience était bonne, et que c'était ma porte d'entrée dans le monde de l'industrie. »

Maintenant qu'il a gravi les échelons vers des rôles de supervision tels que contremaître et chef contremaître, Chris supervise les nouveaux calorifugeurs qui entrent dans le métier. Bien qu'il voie encore des hommes et des femmes commencer ce métier sans connaître grand-chose de l'industrie—la plupart d'entre eux étant seulement la recherche d'un emploi stable—il pense qu'une fois qu'ils réaliseront ce que le métier peut leur offrir, ils voudront y rester. « Je vois l'intérêt des gens grandir à cause de notre programme intensif de traçage de patrons en métal. Il est trés intéressant ce défi. »

Du point de vue de Chris, travailler en isolation (chaud/froid) est un emploi idéal pour toute personne qui se cherche du travail, même si elle ne posséde pas d'expérience préalable dans les métiers spécialisés. « Le monde des métiers spécialisés représente une occasion parfaite pour celui ou celle […] qui ne détient pas de diplôme universitaire ou de certificat. Si vous avez votre diplôme d'études secondaires, c'est l'occasion parfaite de gagner 100 000 $ par année en vous y consacrant. » Et il ajoute : « Au Canada, le métier est en grand besoin d'hommes. Et de femmes aussi. »