Une rencontre avec des calorifugeurs

Michael MacIlreith, Apprentie(Nouvelle-Écosse)

La carriére de Michael MacIlreith dans les métiers spécialisés s'est amorcée au Nova Scotia Community College (NSCC), à Dartmouth (Nouvelle-Écosse). Aprés avoir reçu son certificat d'études secondaires, il a travaillé pendant trois ans comme découpeur de viande dans une épicerie locale de Halifax. Le salaire ne lui convenait pas, pas plus que les perspectives de carriére. Il a donc décidé de s'inscrire dans un programme de menuiserie au NSCC. Pendant un an, il a travaillé comme menuisier avant que Phillip Amero, son beau-pére et un calorifugeur contremaître, l'initia au métier.

« (Phillip) a adopté le métier lui-même grâce à son beau-pére », explique Michael. « On dirait que c'est une tradition familiale que d'initier les gendres. » Michael a tout de suite eu une préférence pour le métier de calorifugeur plutôt que pour celui de menuisier. « Même si le métier exige une éthique du travail rigoureuse, l'activité est à une intensité de main-d'œuvre moins forte que pour la menuiserie », ajoute-t-il. Aujourd'hui, il a définitivement opté pour le métier de calorifugeur et, à 25 ans, Michael est maintenant un apprenti de deuxiéme année.

L'un des aspects positifs du métier qui plaisait à Michael était la possibilité de pouvoir commencer à travailler sans délai. « J'ai beaucoup appris dés la premiére journée », se rappelle-t-il. « J'ai sauté à pieds joints dans quelque chose d'encore plus difficile que je ne le croyais… mais avec quel plaisir! » L'idée de recevoir un plein salaire dés le départ était loin de lui déplaire, car cela signifiait qu'il n'avait pas à débourser pour des frais de scolarité.

En plus des salaires élevés et de la grande possibilité d'apprentissage, Michael apprécie la nature variée de son travail, qui lui permet d'œuvrer sur des douzaines de chantiers de construction, comme dans des écoles et des chantiers maritimes. Il affirme que le métier s'adresse à « quiconque manifeste une volonté d'apprendre et une facilité de rétention. »

Michael espére un jour devenir contremaître comme son beau-pére. Dans l'intervalle, son entrée dans le monde des métiers spécialisés se fait tous azimuts. Il travaille actuellement dans le nouvel édifice qui abrite l'école des métiers et de la technologie du campus de Dartmouth du NSCC, à la construction d'une école d'apprentissage pour les générations futures d'étudiants en métiers spécialisés.