Une rencontre avec des calorifugeurs

Ron Milich, coordonnateur de la formation(Alberta)

Si on avait demandé à Ron Milich ce qu'il comptait faire pour gagner sa vie au moment d'obtenir son diplôme d'études secondaires, il n'aurait jamais deviné qu'il travaillerait un jour dans le domaine de l'isolation (chaud/froid). Natif de Chicago, Ron a passé les trois premiéres années qui ont suivi ses études secondaires à étudier en enseignement à l'Université Wisconsin State et, plus tard, a obtenu un baccalauréat en histoire de l'Université Roosevelt de Chicago. Mais aprés avoir travaillé plusieurs années en tant que directeur chez Greyhound Corporation, Ron a réalisé qu'il voulait un changement.

Ayant de la parenté au Canada, Ron a déménagé à Edmonton, en Alberta, en 1980. Sachant qu'il se cherchait du travail, ses cousins lui ont suggéré de se joindre à eux pour un projet d'isolation (chaud/froid). Ron n'était pas certain de savoir s'il aimerait ça, mais a décidé d'en faire l'essai. « J'ai dit : d'accord, je le ferai pendant quelques semaines. Ça fait maintenant presque 26 ans que je suis dans le métier, alors oui, je peux dire que j'aime ça », dit-il en riant. « J'avais été un directeur pendant 11 ans, assis derriére un bureau, et j'ai pris goût à l'aspect physique du travail [en isolation (chaud/froid)]. Et à l'argent, bien sûr! »

Aujourd'hui âgé de 57 ans, Ron aime son travail autant qu'auparavant. Il a même trouvé une façon de combiner son bagage en enseignement aux compétences qu'il a acquises en tant que calorifugeur. En 2004, Ron a accepté le rôle de coordonnateur de la formation. Il est maintenant activement engagé dans le recrutement et la formation d'une nouvelle génération de calorifugeurs. « Connaissez-vous l'expression : ceux qui le peuvent, le font; ceux qui ne le peuvent pas, l'enseigne? Moi, je dis : ceux qui ne peuvent plus le faire ont l'obligation d'enseigner et de transmettre leurs compétences à la génération suivante. »

Ron veut aussi s'assurer que les jeunes apprennent plus tôt dans leur cheminement de carriére les possibilités qu'offrent les métiers. « J'essaie de communiquer l'intérêt et l'enthousiasme que j'ai pour ce métier et de leur faire connaître les possibilités qui s'offrent à eux. Ils peuvent commencer leur apprentissage à 18 ans, devenir un compagnon d'apprentissage pleinement reconnu à 22 ans et gagner 100 000 $ par année… Ils peuvent soit évoluer vers des postes en formation, en gestion de la sécurité; soit devenir contremaître(sse), chef contremaître(sse), surintendant(e); soit lancer leur propre entreprise. Ils n'y ont jamais réfléchi de cette façon auparavant. »

Pour ce qui est de sa propre expérience, entrer dans le métier de calorifugeur a été l'une des meilleures décisions qu'il a prises. « J'ai vu beaucoup plus de pays que si j'étais resté derriére mon bureau à Chicago—ça, c'est certain. »
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